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Clique ici pour la musique d'ambianceOu iciDéveloppement toujours en coursRoleplay [ON] !Samedi 12 octobre - 26 octobre 1957Partenariat ouvert
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#Le forum ouvre ses portes et le Staff termine le développement ! Bon jeu à tous !
#Merci à N-U pour l'aide apportée à l'esthétique du forum.
#Membres du Staff : Isaac, Lloyd
Contexte
Arkham.
Une ville mystérieuse s'il en est.
En tout cas c'est ce que vous diront nombre d'habitants du Massachusetts qui évitent la ville et ses alentours.
Cela vient peut-être du fait que les deux institutions les plus renommées de la ville soient son asile psychiatrique et l'Université Miskatonic, dont la réputation s'est faite sur la singularité des cursus d'études proposés, comme par exemple l'étude de l'influence des sciences occultes sur le monde.
Mais si vous demandez à un habitant, il vous répondra qu'Arkham est des plus normales, et que les racontards à l'origine des rumeurs qui ternissent son image ne sont que de simples jaloux.
Enfin, c'est-ce qu'ils auraient dit jusqu'à il y a quelques jours. En effet, depuis le lancement de la mission Spoutnik 1 le 4 octobre 1957, une étrange atmosphère règne sur la ville, mais pas seulement.
Vous vous réveillez en sueur, paniqué, durant la nuit du 12 octobre 1957, votre paisible sommeil interrompu par un terrible cauchemar.
Cependant, ce dernier n'était pas comme les autres, tout semblait si réel alors qu'il y avait créatures ailées, monstres sous-marin et démons venus d'outre-monde. Mais le plus terrifiant restait cette voix d'origine inconnue, qui résonnait et résonne encore dans votre tête, elle parlait de destin funeste aux sources incompréhensibles et de magie noire. Elle murmurait, chuchotait et susurrait à votre oreille avec un ton si malsain que chaque mot provoquait inquiétude et dégoût. Les paroles abstruses mettaient en évidence quelque chose bien en particulier, un signe, un don, une marque à la couleur de l'ambre et qui, de part son illumination dorée, était capable de vous donner des pouvoirs surnaturels et de changer le monde.
A votre réveil, vous espérez que tout cela n'était que pure imagination, mais la marque constituée de trois branches distinctes était bien là, sur votre corps. Comment ? Pourquoi ? Vous ne savez pas. Mais une chose est sûre, c'est que dans Fièvre Jaune, les mystères et danger de la ville créée par Lovecraft se dresseront sur votre route.
Êtes-vous prêts à vous plonger dans la sombre Arkham de 1957 ?
Evénements
24/10/1957 Cauchemar collectif.
Evénement intermédiaire, inscriptions jusqu'au 09/06/2016 à 12h00. Vivez la plus terrible des expériences dans vos rêves, à plusieurs. Pour plus d'informations, consultez la catégorie événements !
Fièvre Jaune
LE SIGNE EST SUR VOUS

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 [Event i] 24/10/1957 - Cauchemar collectif. VIRGILE & FLYNN & ELIZABETH

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Dans la nuit du 24 au 25 octobre 1957, de nombreux marqués vécurent un nouveau cauchemar. Un mauvais rêve plus que terrible que jamais, où la folie et la peur allaient s'emparer des pauvres victimes. Mais cette fois, quelque chose changeait, quelque chose était différent. En effet, certains marqués se retrouvaient alors dans le même songe, vivant côte à côte cette mésaventure sans savoir pourquoi ni comment tout cela arrivait.

Alors que l'irréel allait diriger les scènes, ces dernières développées par la peur et les phobies de chacun, personne n'était conscient que c'était un rêve, qu'en réalité, leurs corps étaient à la limite de la convulsion, dans leurs draps trempés par la sueur.

Les trois protagonistes étaient sur une chaise, une simple mais lourde chaise en bois, ils étaient l'un à côté de l'autre, en arc de cercle, face à une façade.

Dans l'obscurité, seuls étaient éclairées les personnages, et la façade, tout le reste n'était que néant, et n'avait de toute façon aucune importance, puisque tout les regards étaient dirigés vers ce mur, qui semblait composé de briques plus ou moins bien calées entre elles.

La faible lueur qui éclairait les endroits cités ci-dessus était jaunâtre, et des murmures cassaient la tête des rêveurs… Non, c'était en fait un chant, comme un chant d'opéra d'une voix soprano, qui venait de si loin que l'on ne comprenait, l'on ne distinguait aucun mot, mais on sentait quand même une détresse immense dans le cœur de la femme qui troublait déjà les pensées des victimes du mauvais rêve.

Les personnages pouvaient commencer à se regarder, à bouger leurs mains, leurs pieds, leurs têtes, mais difficilement, comme si ils étaient atteints d'une fatigue immense, et ils remarquaient un à un qu'ils était ensuite attachés à cette chaise, les avant-bras et les jambes – au niveau des mollets – étaient respectivement liés aux accoudoirs et aux pieds de la chaise par une épaisse corde.

Une corde qui suintait, qui était sale, puante, il en sortait des vers, comme si c'était du fruit pourri, et l'odeur pestilentielle empestait la pièce, donnant des envies de vomir, réellement.

Il commençait alors à couler un épais filet de liquide jaunâtre du mur, sortant des minuscules écarts qui séparaient les briques. Il tombait par terre, pour former une flaque d'un liquide visqueux et ambré. Au fur et à mesure qu'elle se formait, le liquide montait légèrement en hauteur, comme si une statue composée de ce fluide était en train d'être créée.

Une voix s'ajouta alors, au chant venu de si loin, elle était beaucoup plus grave, à la manière d'une voix masculine basse, elle résonnait, beaucoup plus proche, et disait :

«  Je ne porte pas de masque. »

C'est alors que toute la salle s'illumina de la même lumière ocre, elle la plupart reconnurent le théâtre d'Arkham, ils étaient positionnés sur la scène, dos aux sièges du public, et le reste du lieu était vide, bien que parfois on pouvait avoir l'impression, si on tournait la tête, que des silhouettes indiscernables étaient installées à certains endroits, spectatrices.

Dans la même foulée, la voix soprano avait arrêté de chanter, et semblait commencer à crier, mais si on n'y prêtait pas vraiment attention, on ne comprenait toujours pas ses dires, il fallait tendre l'oreille, mais encore fallait-il savoir vers quelle direction la tendre.




INFORMATIONS

Tour de jeu : Virgile -> Elizabeth -> Flynn Douglas -> MJ
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La poitrine pressée par la peur pour faire éclater ses poumons comme de vulgaires outres pleines d’air, et qu’à la panique de l’inconnu se mêle celle d’un inéluctable terrifiant, Virgile voulut s’agiter sur une chaise où il n’avait pas souvenir de s’être assis, mais, en fait de résistance, ne put que couiner en lui-même sans qu’on l’entendît, ni que ses muscles fissent rien qu’il commandât. Il s’était retrouvé dans cette salle sans se souvenir comment. Et ainsi se concluait son affaire : on l’avait volé chez lui, marqué, puis enlevé. Allait-on maintenant le torturer ? D’autres respirations que la sienne habitaient cette abysse de la surface ; il tentait de bouger son oeil que ne suivait pas sa tête, subtilisée à l’empire de sa volonté, pour cueillir les visages qui tremblaient avec le sien, mais n’y parvint alors pas. Il était baigné dans un éclairage jaune, la même couleur pisseuse que son symbole, quoiqu’il n’y pensât pas.

Ses paupières se rendirent à son maître ; il les ferma en entendant l’écho d’un murmure que l’habitude rendit plus audible, et qui prit la forme d’un chant, de quelque antique prière qui précédait aux sacrifices sur l’autel de dieux affamés et sanglants. Mais aucune main ne viendrait l’échanger contre un agneau quand on lui ouvrirait le ventre. Il rouvrit son oeil, duquel il put balayer la salle et, voyant un homme et une femme qui lui étaient totalement inconnus, il sonda le mur de brique surgi de la même lumière excrémentielle et lança à la voix qui chantait :

« Qu’est-ce que c’est que cette mascarade ?! Montrez-vous ! »

Il ne savait pas quel adepte de raffinements du siècle espérait faire d’un délice un supplice, mais il avait un temps réussi à faire passer un chant cristallin pour la boîte à murmures d’un aliéné. Il se débattait furieusement sur sa chaise, stoïque comme une stèle prête à porter son épitaphe, en voyant des vers sortir des cordes qui le maintenaient, et la pestilence monter jusqu’à son nez. C’était le fumet du festin des diables ! Il écarquilla son oeil aussi large que s’il en avait deux, par voracité pour le spectacle ou stupeur d’horreur, quand il vit le mur suinter d’une substance qui fit sur le sol une mare millepertuis. Sous l’influence de quelque drogue qu’il fût, on l’abusait pour lui faire croire à la sorcellerie, mais il connaissait assez les royaumes de la raison pour savoir ce qu’enferment aussi les geôles de la folie.

Il tournait la tête entre la scène et ses compagnons d’infortune, tout aussi ligotés que lui, et, par compassion et fraternité de destin, se prenant pour eux d’une sympathie de circonstance. Il comprit qu’il n’était pas le seul à voir ce qu’il voyait, à entendre ce qu’il entendait ; il comprit que ce n’était pas une autre de ses hallucinations ; il comprit aussi qu’ils étaient témoins du même martyre, et qu’aucune drogue ne pouvait ainsi lier les délires de l’esprit. Ces simulacres de prodiges funestes ne seraient pas des simulacres ? Il voulut inspirer à ses comparses une idée d’aventure…

« Ils ne sont pas encore là, il faut que nous en profitions pour -… »
« Je ne porte pas de masque. »

… mais fut interrompu dans son audace. Jaillissant de cette lie jaunâtre, une forme d’homme leur parlait ; à eux, ou à la soprano, terrifiée de cette réplique ou de leur apparence révélée quand, dans cette sentence banale que l’atmosphère teintait d’un air de présage catastrophique, la lumière reparut. Ils étaient dans le théâtre. Comment pouvaient-ils être séquestrés dans le théâtre ? Capable de rien, incapable de tout, face à cette masse informe qui n’était qu’une couleur, aux contours humains mais sans visage, Virgile voulut capter dans le regard des autres une idée d’issue. Il essayait de se balancer sur la chaise pour la briser au bas de la scène, mais réprima cette tentative, de crainte de se briser le crâne aussi.
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Elizabeth était comme pétrifiée, le regard embué, voyant la scène sans l'observer. Son esprit, à l'inverse de son corps incapacité, œuvrait comme mille pour traiter des informations de plus en plus confuses et contradictoires. Comment est-elle arrivée ici ? Quelle est la personne qui la retient prisonnière ? Sa couverture aurait-elle déjà été percée avant même qu'elle ne la mette en place ?

Scrutant enfin ce qu'une faible lueur jaunâtre laissait entrevoir de ce qu'il y avait autour d'elle, la jeune femme aperçut deux masses amorphes, qui se transformèrent en chaises, et laissèrent enfin paraître ce qui était attaché à elles : deux hommes, visiblement dans la même situation qu'elle. Elle écarta donc l'hypothèse d'une récidive de la part d'une société qu'elle aurait dérobé de ses "secrets", mais était toujours sceptique sur la raison pour laquelle elle se trouvait là. De toute manière, il lui était quasiment impossible de penser, des murmures lui empêchaient maintenant toute réflexion constructive. L'odeur fétide de la corde lui parvenant aux narines tâcha, contre toute attente, à réveiller Liz', qui tenta de communiquer avec les infortunés qui lui tenaient compagnie, notamment celui qui avait l'air d'avoir été conscient le premier de la situation.

Elle ne perdit pas un seul instant pour essayer de lui parler, en vain. Les mots se formaient, ses lèvres tremblantes s'articulaient, en vain. Les paroles manquaient d'air pour pouvoir se propager aux oreilles de cet inconnu. Comme comprimés par les liens putrescents qui clouaient Elizabeth au robuste fauteuil de bois, les poumons de la jeune femme peinaient à emmagasiner l'air nécessaire pour pouvoir faire entendre sa voix d'habitude mielleuse et suave.

Des larmes perlèrent sur ses joues. Allait-elle sortir de cet horrible cauchemar ? Qu'allait-il lui arriver ?
Son visage pâle et faiblement éclairé par la lumière ocre et sans source s'illumina pourtant quand elle aperçut celui de son interlocuteur, qui avait l'air de s'adresser à elle. Sa voix était fortement masquée par les murmures, qui étaient en réalité des chants, dans une langue inconnue et qui cassaient les tympans. Elle put cependant déceler quelque peu la phrase de l'inconnu:
" Ils ... encore là ... faut que ... profitions p-... "

Avant de se faire couper par une autre voix, parfaitement audible, grave et effrayante, qui finit d'affoler la jeune femme :

« Je ne porte pas de masque. »

Elle poussa un cri de panique, elle n'ayant même pas remarqué la flaque de suint ambre qui gisait à ses pieds, avant que celle-ci ne se mette à bouger, prendre forme, comme dans tous ces livres d'horreur que l'on pouvait lire plus jeune et qui nous empêchaient de dormir le soir. Elle ne comprenait plus rien. Son esprit d'habitude si rationnel et logique était complètement dépassé par les événements. Incapable du moindre mouvement, livrée à cette atrocité, elle n'était plus rien, subissant la scène.
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Flynn ne pouvait pas bougé un seul de ses membres , il était plongé dans une obscurité total De plus il sentait les mêmes sentiments de gènes et de peurs que lors de son cauchemars le 12 octobre .

L'étudiant commença à paniqué quand soudain sa vision revint et il vit une façade éclairé par une faible lumière jaune . Le jeune étudiant était ligoté à une chaise tout comme deux autres personnes: une belle femme blonde et un jeune homme.  A peine Flynn est eux le temps d'analysé rapidement ce qu'il y avait autour qu'une voix commença à lui fendre le crâne , mais il comprit rapidement que ce n'était pas des voix , c'était un chant , un chant d'opéra chanté par une femme .

Les sons étaient si horrible que Flynn faillit perdre connaissance mais "heureusement" il revint à la raison à cause d'une odeur pestilentielle venant des cordes qui l'attachaient à la chaise : elles suintaient et des vers en sortaient . Flynn tenta désespérément d'essayé de s'enfuir , de toutes ses forces il tenta de retourné sa chaise pour voir ce qu'il y avait derrière lui , la façade en face de lui fuitait d'un épais liquide jaune qui commençait à ce suspendre dans les airs et il ne voulait plus la voir .

Soudain il entendit une voix roque dans le lointain.

«  Je ne porte pas de masque. »

Toute la salle s'illumina et il reconnu le théâtre d'Arkham , comment à t'il pu être amené ici? Le chant de la femme qui chantait se transforma en cri strident qui venait accompagné celui de la femme ligoté à coté de lui qui avait cédé à la panique , l'autre personne ligoté était encore logique .
Flynn cria de toute ses forces aux autres en essayant de se redonné du courage :

« Ne cédez pas !! »


Mais ses efforts étaient probablement vains vu ce qui leur faisaient face .
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Alors que les trois personnages paniquaient tour à tour, effrayés par la scène et par les cris de la soprano, la masse, au départ informe, de liquide jaunâtre commençait à prendre une forme distincte.
On pouvait deviner une silhouette humanoïde arriver à terme, comme vêtue d'une longue robe jaune, ne laissant dépasser ni pied, ni main.

Les victimes, toujours sur leurs chaises, étaient totalement impuissantes, et la création surnaturelle ambrée finit par se terminer. C'était belle et bien une grande silhouette humanoïde, d'au moins 2 mètres et cinquante centimètres qui leur faisait face, et on pouvait désormais observer son « visage » qui ressemblait à un simple masque blanc.

«  Je ne porte pas de masque. » retentit à nouveau dans le théâtre, et on savait maintenant à qui appartenait cette voix rauque : au monstre qui venait d'être créé.

Les cris de la soprano s’éclaircissaient par la même occasion, bien que l'on arrivait toujours pas à définir sa provenance, elle hurlait, à la mort :

« Pas de masque ?! Pas de masque ! »

La panique, la peur, la folie, et encore plus d'émotions négatives étaient présentes au sein de tous les cœurs et, alors que l'entité jaune commençait à matérialiser –on-ne-sait-comment- un long cimeterre dans sa main gauche et que l'espoir s'évadait des esprits, une ombre noire fit son entrée en scène, elle apparue proche de l'humanoïde ocre. Floutée comme si la faucheuse voulait cacher son identité, elle interrompit dans son élan le démon d'or qui venait de se munir de son arme, prêt à exécuter les prisonniers.

A ce moment-là, le temps se figea. En réalité, il ne s'arrêta pas vraiment, mais les liens qui liaient les condamnés à leurs chaises se brisèrent un à un, laissant ainsi une opportunité d'agir, ou presque.

Virgile Faustus fut libéré en premier, d'un coup sec, il avait été légèrement poussé en arrière, sans être renversé, comme si l'apparition de l'ombre noire avait créée une onde de choc, un souffle qui l'avait sauvé de ses liens.

Quelques secondes après, les cordes qui retenaient Elizabeth Wakeman cédèrent aussi, avec un peu moins d'entrain et de violence, mais le résultat était là.

Alors que le tour venait à Flynn Douglas, seul un côté céda, son pied et sa main gauche étaient libres de mouvement, mais les liens droits restèrent en place, par malheur. Le malchanceux commençait déjà à tirer sur les liens restants, qui semblaient toujours un peu résistants.

Les deux êtres démoniaques se fixaient alors, avec un air de défi.
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Rendu par la voix du Judas à sa neurasthénie originelle, l’oeil rivé sur un indescriptible qu’il ne voyait plus, dans le flou du flot de ses pensées qui se dérobaient à sa conscience, passant dans sa tête sans qu’il s’en rende compte, sans qu’il s’en aperçoive, sans qu’il entende plus sa voix intérieure mise à l’oeuvre avec elle-même dans le dialogue, Virgile n’entendait qu’à peine les autres suppliciés qui s’éveillaient à leur tour, dans des cris sans parole et des paroles inaudibles. Ils étaient voilés par la distance que mettait la peur entre son oeil et cette tragédie macabre, lointains, comme au plus profond des océans la surface et ses bruits qui, même dans leur violence, rassurent le marin, sachant, en les entendant, qu’il vit encore. Traîné jusque dans le fond de la conscience par l’impuissance qui enchaînait son esprit, Virgile ne distinguait plus rien. Une chaleur montait en lui et ses tempes blanches s’empourprèrent sous la pression d’une angoisse qui l’animait de tremblements, renvoyé à la soumission des bêtes à qui la civilisation apprit à craindre l’obscurité des cavernes où ils devinrent grands et forts, chassant de son âme sauvage son instinct un instant retrouvé par l’urgence d’une situation qui ne souffrait ni bonne, ni mauvaise situation, mais exigeait de l’improvisation, de l’improvisation de la meilleure qualité, pour faire d’eux les bons comédiens d’une farce noire dans laquelle ils seraient seuls à pleurer.

Si le visage est le masque humain, faire tomber le masque des hommes, c’est les rendre à leur inhumanité primitive. Un masque blanc parut sur la tête de la créature qui réitéra son assertion. Quelque part sous son masque, sa voix avait encore parlé. Elle extirpa Virgile à ses rêveries involontaires et sans désir. C’était comme s’ils avaient été propulsés dans un lieu et une époque qui leur étaient étrangers, et que l’écho de cette réplique, plus diffuse quoique claire l’instant d’avant, devenait nette, et qu’ils étaient enfin à leur place ; ou peut-être était-ce de ne l’être pas que ce monstre à forme humaine tirait sa rancoeur contre ces invités qu’on n’avait pas annoncés.

« Je ne porte pas de masque. »

Et il fallait qu’ils ôtent aussi le leur, pour retrouver l’instinct qui seul les sauverait. Quand on sait qu’on va mourir, et qu’on veut se rebeller contre cette destinée, qu’est-il qu’on puisse redouter que le sort qu’on nous réserve déjà ? Autant tout tenter, et surtout le pire. La menace de la mort abolit toute morale, et rend à la vie son innocence primordiale, qui connaît tout mais ne distingue rien, agit sans juger, et ne voit ni mal ni bien dans ce qui n’est que la nécessité. C’est dès lors que les hommes s’inventent une liberté qu’ils inventent aussi la morale pour en faire le nouvel étalon de la nécessité. Virgile secoua sa tête pour remettre son esprit dans son oeil et ses pensées dans l’ordre, sans toutefois cesser de trembler, trouvant dans sa peur, cette même peur qui l’avait pétrifié, une énergie nouvelle pour s’animer. La survie était sa vocation.

Mais son projet de révolte fut avorté par le cri de la soprano, si clair, si distinct.

« Pas de masque ?! Pas de masque ! »

Sans qu’il pût l’expliquer, Virgile fut saisi par cette voix de la même stupeur que celle qu’il croyait avoir chassée de son coeur. Cette voix l’arracha à ses quiètes aspirations de fuite et de vengeance, non pas parce qu’elle le glaçait jusqu’à la moelle ainsi que ce fantoche jaune, mais parce qu’elle disait exactement ce que sa voix ne parvenait à exprimer, plus atrophiée que le verbe d’un enfançon, explorant les laies de l’ignorance qu’il avait quittées dans ses primes années. Son masque n’en était pas un, c’était son visage. Il était pur mensonge, faisant du mensonge sa vérité. Il était ennemi de la raison. C’était là la grande horreur de cette situation. Leur situation, dans ce théâtre, à la fois similaire et aliène à celui qu’il connaissait si bien, ces cordes d’où sortaient des vers qui s’étaient sans doute repus des cadavres qu’on y avait pendus naguère, cette substance et ces voix et ce monstre et cet instant et ce lieu et ce théâtre et ces cordes - tout - rien n’était rationnel. La terreur venait de la suspension  de la rationalité. La raison qui exige du sens était perdue dans ce désert de signification. Il n’y avait plus que symboles, absurdes, ou d’un autre monde.

Toute cette fantaisie n’était que prodrome d’une mise en scène plus spectaculaire encore pour leur meurtre sacrificiel ; l’illusionniste en costume, dans sa main gauche, tenait une lame orientale que Virgile imaginait déjà maculée de leur sang. Il s’en voulut d’espérer n’être pas le premier à tomber. Aussitôt qu’il y eut pensé, il réprima ce souhait ; dans le même temps, une nouvelle manifestation irréelle l’ébahit. Une ombre noire surgit. Les yeux clos dans un sursaut, ne sachant si c’était sa dernière heure ou celle de sa libération ; Virgile avait été libéré dans un bruit épais qui couvrit les harmonies de peur et de souffle des trois condamnés à mort. Il se trouvait à terre, quand il rouvrit les yeux, rampant vers l’orchestre. Il se redressa en l’examinant, tournant la tête vers la jeune homme aussi liée l’instant d’avant, et qui venait d’être libérée.

Il plongea son regard aussi loin qu’il put vers les portes, espérant les atteindre avant de n’être frappé du courroux de son juge à l’infrangible loi, qu’il devait avoir rompue bien qu’il n’en sût rien, pour être ainsi condamné. S’il avait cru en Dieu, il se serait cru exaucé d’être ainsi débarrassé de ses liens ; mais, s’il n’était plus captif, il devait se nouer à ces âmes pour être libre. Il se détourna du fond de la salle vers laquelle il était prêt à s’élancer, voyant le dernier des trois encore lié. Il ne parviendrait pas à renverser le cours des événements seuls. Il songea à leurs aïeux ancestraux, qui ne conquirent la terre qu’avec le secours de leurs pairs. On peut survivre à une bête en lui sacrifiant ses frères, mais on ne survivra pas aux suivantes. Fut-il à cet instant un saint qui préféra la vie des déshérités à la sienne ? Ou ne voulut-il les sauver que pour se sauver lui-même ? Ces raisonnements n’avaient plus d’importance, ni de pertinence, dans son esprit. L’ordre des priorités avait basculé. Quelque chose avait radicalement changé. Ils allaient mourir sans savoir pourquoi ; Virgile, en découvrant ses alliés, se demanda ce qu’ils pouvaient bien avoir en commun pour partager la même fin ; mais mourir, et mourir comme ça, c’était un comble d’injustice qu’ils ne pouvaient tolérer.

Il fallait s’adapter ou périr.

« Vous… allez bien ? » mâcha-t-il à l’adresse d’Elizabeth, le souffle court et l’esprit confus. « Aidez-moi ! » lança-t-il à la femme, peut-être encore sonnée, peut-être déjà très alerte, il n’y faisait pas attention dans cette urgence. Il désignait les cordes du troisième homme. « Vite ! » Il criait. Pressé ? Impatient ? Irrité ? Perdu ? Ses doigts branlants s’énervaient sur les cordes qui maintenaient Flynn. Il les saisit de ses mains, et laissait courir son oeil sur l’assemblage, s’évertuant à le démêler, marmonnant des paroles qui se voulaient rassurantes pour ses camarades, mais auxquelles il ne croyait lui-même pas assez pour qu’il pût les articuler distinctement.
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Une simple fraction de seconde.

C'est ce qu'il fallait à Elizabeth pour enfin reprendre conscience, d'elle, de ce qui l'entoure. Cette mascarade allait enfin se terminer.

Ni une, ni deux, il n'y avait pas de temps à perdre, pas d'émotions à éprouver, il fallait en découdre tout de suite.

Débarrassée de ses liens puants et du chant entêtant de la soprano, elle se sentit pousser des ailes, l'Adrénaline montant en elle tel le nombre de possibilités maintenant envisageables.

Elle prit ainsi une grande inspiration, évaluant rapidement la situation, ainsi que toutes ses bizarreries, et soudain !
Une idée lumineuse lui traversa l'esprit.
En effet, quelques jours auparavant, elle avait lu le live d'un biologiste français relatant des aspects du rêve, de l’existence de "rêves lucides" et la possibilité de contrôler ce plan onirique.

Wakeman démarra au quart de tour, se concentrant pour trouver un moyen de prendre conscience du fait que ce qui se passait était un rêve ou non, malgré la panique qui envahissait son esprit. "Et si ce n'était PAS un rêve ?!" Un seul moyen de le démontrer. Dans ce même ouvrage, il était stipulé qu'il était impossible de lire plusieurs fois la même phrase d'un texte dans un rêve, et que dans certains cas l'écriture était complètement illisible. Elle sortit donc un morceau de papier de sa poche, celui-ci devrait contenir les informations basiques sur la couverture qu'elle était en train de préparer. Tentant de déchiffrer ce qui était écrit, elle pouvait lire des mots qui n'avaient aucun rapport avec le texte original ni même entre eux, ce qui lui redonna un souffle de confiance : elle se trouvait sûrement dans un rêve !

Se jetant sur les liens de Flynn, elle tenta de délier ses liens, en essayant de prendre contrôle de cette mascarade, de ce mauvais rêve.

Deux situations se présentent alors !

1- : Elle parvint, à sa grande surprise, à matérialiser une dague dans sa main, prouvant qu'elle a réussi à assujettir (même partiellement) cette forme onirique du théâtre d'Arkham , ce qui lui insuffla une confiance telle qu'elle en irradierait l'espace autour d'elle. Se munissant de sa lame, elle déchira sans grand effort les cordes de Flynn. En prenant le ton le plus serein possible, mais aussi le plus inspirationnel malgré ce qui se passe autour, qui, même n'étant pas réel, pourrait rendre fou de peur n'importe qui, Elizabeth s'adressa aux deux hommes :
" Tout ceci n'est pas réel, ce n'est qu'un rêve ! Alors comportez-vous en hommes, levez-vous, et occupons-nous de cette immondice qui gâche notre nuit ! Votre esprit possède un potentiel immense, utilisez-le ! "

2- : Elle ne parvint pas à faire ce qu'elle voulait dans ce qui devenait de plus en plus un cauchemar. Elle se mit à paniquer et tremblota encore plus mais continuait à aider Virgile tant bien que mal pour détacher Flynn, prendre la poudre d'escampette et échapper à un destin funeste. Elle essaya tout de même de prévenir les deux autres qu'ils se trouvent en ce moment dans un plan onirique, pour que l'un d'entre eux puisse peut-être diriger la trame des évènements qui se déroule dans la rêve, ce qu'elle n'a absolument pas réussi à faire.

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Alors que ses compagnons avait déjà été libéré de leur lien , Flynn était toujours attaché à cette fichu chaise , seul la parti gauche de son corps avait été libéré . Flynn commença à se débattre de toute ses forces , paniqué , il hésitait même à l'arraché avec ses dents mais ne le faisait pas à cause de sa texture , Virgile débarqua alors pour l'aidé pendant que la jeune femme déblatérait quelque chose qu'il ne comprenait pas à cause du cri de l'autre femme qui résonnait dans son crane .
Flynn jetait des injures à cette fichu corde qui ne voulait pas se détaché , il ne voulait pas mourir ici , pas de cette manière .

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Alors que Virgile aidait Flynn, et après un moment en réalité assez court, mais qui paraissait une éternité, les liens lui furent retirés. Les deux hommes étaient libres de leurs mouvements.

De l'autre côté, Elizabeth, qui s'était persuadée d'un rêve et qui voulait le transformer en rêve lucide, échoua sa tentative mais, par ses actes, capta l'attention du spectre jaune. Il se tourna, tendit la main vers la femme qui s'écroula au sol avant même de rejoindre Virgile et Flynn, elle était toujours consciente, mais incapable de bouger d'elle même, prise au piège par une prison immatérielle bien plus audacieuse que les cordes précédentes.

Le démon d'or brandit alors son cimeterre, il n'était qu'à quelques mètres, et s'avançait d'un pas décidé vers Elizabeth. Il semblait rouler sur la scène, sa robe ne se soulevait pas, et il glissait, comme si des roues avaient été placé en dessous de la création de fluide jaunâtre.

Le signe jaune sur la poitrine d'Elizabeth s'illuminait fortement, on pouvait deviner sa lueur à travers ses vêtements, et ce phénomène procurait chaleur et douleur à sa porteuse. Pendant cela, le monstre annonçait encore, sans bouger ses lèvres inexistantes, mais en faisant résonner sa voix dans les crânes des victimes.

« D'une mort charbonneuse, les étoiles s'emballent,
et disparaissent, sentant le souffle ancestral,
de celui qui pi…- »

Il fut interrompit, par le spectre noir qui le bouscula. Celui-ci n'avait pas d'arme, et encore moins de silhouette bien définie, ce n'était qu'une nuage noir, à l'allure humanoïde, qui pouvait voler à quelques centimètres, voire un mètre au dessus du sol, comme un fantôme.

Les deux créatures s'immobilisèrent, pendant quelques instants.
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Flynn était libre. Combien de temps est-ce que cela avait pris ? Il craignait d’avoir sacrifié sa vie en voulant sauver celle d’un autre, mais voyait le diable en sa robe soufreuse trop occupé à lutter contre son siamois d’encre. Était-ce à celui-ci qu’ils devaient leur liberté ? Il pouvait manifestement le retenir, mais pas le défaire. Virgile abîmait son oeil dans la profondeur jaune de ce corps sans matière, où auraient pu se mêler à l’infini les songes à la réalité. Ayant défait les liens de Flynn, il se redressa en restant coi face à cette joute entre deux êtres dont l’image aurait pu arborer le frontispice de quelque mythe inconnu.

Et maintenant qu’ils étaient libres ? Ils devaient fuir, ou combattre. Combattre cette aberration, qui n’avait de corps qu’aussi longtemps que ses contours demeuraient nets, et qui leur était apparue ainsi que l’émissaire de l’apocalypse. Il n’était pas très sagace de s’imaginer apte à triompher de cette chose - car chose, qui est l’un de nos mots les plus flous, est néanmoins le plus clair dont nous disposions pour en parler, tant elle paraissait étrangère à ce que peut formuler la pensée dans le royaume du langage. Il fallait inventer à la raison de nouvelles bornes, au-delà de celles qu’elle connaissait, pour qu’elle pût appréhender cette scène. Mais si Virgile craignait qu’ils ne pussent en venir à bout en vertu des capacités, il faut l’admettre, surnaturelles, qui semblaient l’animer, il était tout aussi naïf de croire qu’ils pourraient trouver une issue avant d’être massacrés. Au reste, vu les événements, rien ne les assurait de trouver une issue, ou qu’elle débouche vraiment sur les rues de la ville dans le théâtre de laquelle ils s’imaginaient être…

Mais la joute statique entre les deux forces mystiques cessa quand la première d’entre elle leva une main vers Elizabeth qui tomba raide au sol, ce qui abrégea les tergiversations de Virgile. Il allait se précipiter vers elle quand il vit l’ennemi, brandissant son cimeterre, s’avancer aussi dans sa direction. Le destin, le hasard ou les circonstances convainquirent Virgile de la justesse de ses intuitions quand, à mi-chemin entre la créature et leur soeur nouvelle, harassée comme eux par cette épée de Damoclès - et quel nom, mieux que Damoclès, conviendrait à cette figure vindicative qui menace d’un coup fatal qui s’abat toujours sans qu’on en sente encore le fil ? -, il vit s’illuminer à travers ses vêtements cette marque, la même que la sienne.

« Vous aussi », lâcha-t-il d’une voix interdite, comme si lui avait échappé un savoir défendu en possession duquel il n’aurait lui-même pas dû se trouver.

La même que Flynn ? Il avait, ils avaient peut-être la clef de leur commune persécution, et le signe qui tissait entre eux la fraternité fatale que le sang fait entre les âmes qui n’ont pas choisi l’heure et le lieu de leur naissance.

« D’une mort charbonneuse, les étoiles s’emballent,
et disparaissent, sentant le souffle ancestral,
de celui qui pi-… »

Il distinguait, et en était sûr sans craindre de méprise, l’étoile qui brillait sur ce giron acculé à l’inertie par une force qui défiait à la gravité son empire sur les corps. Les lois d’airain qui commandent aux révolutions des orbes célestes s’effaçaient dans cette fureur collective. Mais le spectre noir leur offrit, derechef, un dépit salutaire pendant lequel Virgile s’approcha d’Elizabeth, pour voir si, tombant des nues, elle n’était pas tombée morte. Quand il se fut assuré de son souffle, et, à cette étoile brillante sur sa poitrine, que battait encore son coeur, déterminé à ne pas la laisser s’éteindre, et parce que, sans se prendre pour des héros, ils étaient menés nécessairement à la lutte pour la vie, à la lutte contre la mort, il plongea sa main dans la poche intérieure de sa veste et voulut y saisir l’arme à feu que, plus d’une semaine auparavant, il avait achetée à la suite du vol dans sa demeure.

Fébrile, Virgile visa le masque, ignoble dans son inhumaine indifférence, de l’Adversaire ; prêt à tirer.
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Elizabeth, consciente mais incapable de bouger, observe la scène silencieusement, poussant tout de même quelques faibles gémissements de douleur par moments, attendant seulement que toute cette folie se finisse, sa poitrine lui faisant terriblement mal.
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A peine Flynn fut libéré que la jeune femme à leurs cotés s’effondra après que le "démon" jaune l'est pointé . La poitrine de la victime à terre commença à scintiller d'une lueur vive jaune et on pouvait alors reconnaitre le signe en jaune , le même que celui de Flynn et très probablement celui de Virgile .
Le "démon" jaune était retenu par l'autre et cela leur laissé un peu de temps pour partir , Flynn tenta alors de trainé la femme pendant que Virgile visait avec son arme la créature jaune .

« Lui tiré dessus ne servira probablement à rien , son corps est fait de liquides , aidez moi plutôt à porté la femme ! » lâcha Flynn tout en essayant de trainé la femme , manquant plusieurs fois de glissé à cause de son envie pressante de fuir ce lieu maudit  .
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« Seul, tu ne peux me vaincre,
les astres s'épanouissent,
devant le satyre isolé. »


Le spectre jaune fit résonner ces mots, avant de repousser violemment le spectre noir de sa manche sans main, ce dernier « percuta », bien qu'il n'était que fumée, le mur éclairé de la lumière jaunâtre, derrière la scène.

Le démon d'or se retourna alors vers les victimes, sans craindre un seul instant la menace que pouvait être Virgile, et continua de s'approcher, cimeterre à la main. Il était mystérieux, et faisait terriblement peur. L'homme d'affaires Faustus le fixait, le fixait de trop. Son âme était comme absorbée par cette puissance inouïe, et même si Virgile voulait tirer, il n'en aurait jamais eu la force, face à une telle présence il était simplement tétanisé.

La créature ignora franchement l'homme armé, et se dirigeait vers Elizabeth qui se faisait traîner par Flynn, ayant choisi sa cible depuis maintenant un moment, il passa à côté de Virgile, incapable d'agir, presque incapable de penser, ressentant le souffle de l'entité supérieure quand elle le frôla, le balayant mentalement comme un vulgaire insecte. Le borgne avait compris que ce qui se présentait aujourd'hui devant eux dépassait grandement l'humanité.

Mais tout n'étais pas perdu, et une nouvelle voix s'ajouta à cette grande mascarade.

« Pas encore, pas encore, mais nous nous rapprochons d'une vieille étoile. Un antique ouragan, un ancien frère. »

A ce moment-là, des parties du plafond du théâtre d'Arkham s'effondrèrent, laissant apparaître un ciel d'un noir total mais surtout une pluie diluvienne, un brouillard et un vent terrible qui s'engouffrèrent dans la pièce.

En seulement quelques instants, tout le monde fut séparé. On entendait plus que la pluie, les bourrasques se calmèrent peu à peu, et le brouillard ne permettait pas une vue à plus d'un mètre devant soi. On ne savait plus où étaient les ombres, on ne savait même plus réellement s'orienter. Virgile ne fut pas beaucoup bousculé par le vent, il fut repoussé, mais sentait qu'il était encore sur la scène et reprenait ses esprits. De même, Elizabeth, reprenant conscience difficilement, glissa sur plusieurs mètres ; Elle allait pouvoir se relever dans la douleur, et la lueur de son signe s'affaiblissait. Flynn, pour finir, fut projeté violemment dans les sièges du public, sa cuisse droite percuta un ou deux dossiers, mais rien de grave.
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Elizabeth commence à s'inquiéter. Mais où se trouve Virgile ?! Espérons qu'il revienne bientôt !
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Elizabeth désespère. Dans son état actuel, au bord de l'inconscience et de la folie furieuse, sok seul désir était de pouvoir sortir de ce maudit sommeil qui la piégeait au coeur de cette scène monstrueuse et sordide, de cette torpeur qui était censée lui procurer repos, quiétude et la préparer à mettre en oeuvre ses projets futurs, et non pas la rendre actrice de ce qui semblait être sa propre mort !

On dit souvent que la Nuit porte conseil... Serait-ce un avertissement ? Le subconscient de la jeune femme ne serait-il pas en train de la prévenir d'un prochain désastre, à coup de messages sans queue ni tête, d'héraults de la Mort, et je-ne-sais quelles autres abominations et incohérences ?

Mais tout cela n'importait que peu dans le moment présent. La seule chose sur laquelle son esprit pouvait se focaliser était l'intense douleur qui lui déchirait la poitrine, c'était tantôt une sensation de brûlure, tantôt d'insoutenables pincements, elle expériençait en fait tous les rayons de la souffrance physique. Parmi toutes les absurdités de ce cauchemar, la douleur elle a l'air si réelle, presque comme si son corps physique était aussi soumis au même supplice que celui ressenti par sa version onirique.

Tout tournait dans sa tête. les voix, les odeurs, visions et sensations étaient toutes mélangées en un seul chaos, Liz' était tout simplement perdue. Pourtant, une lueur d'espoir avait réussi a se faufiler au coeur du tourment de la jeune femme, tourment qui s'amenuisait, non pas considérablement, mais assez pour permettre à Miss Wakeman de reprendre peu à peu ses esprits. Pouvant enfin reconnitre les différents stimulis que ses organes snsoriels lui émettent, elle commence à sentir des gouttelettes froides tomber sur elle. De la pluie ? Elle pouvait aussi ressentir qu'elleétait en mouvement. Tout se passait très vite et Elizabeth était encore très déboussolée, mais elle sentait clairement qu'elle venait de glisser, peut-être se trouvait-elle encore sur la scène ?

La douleur qui lui faisait tant souffrir était de moins en moins intense, elle était bientôt en état de se lever. Elle tenta de ramper, au hasard sur la scène emplie d'un dense brouillard, tâtonnant régulièrement le sol et scrutant les environs à la recherche d'un mur ou n'importe quelle structure sur laquelle prendre appui...


(Désolé mais il m'était impossible d'attendre, l'ennui était bien trop fort pour que je puisse lutter ! En tout cas je ne fais que relater les évènements décrits par Lis' du point de vue de Liz', je n'empiète donc pas sur l'histoire ! xoxo)
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[Event i] 24/10/1957 - Cauchemar collectif. VIRGILE & FLYNN & ELIZABETH
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