Sous le signe jaune
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Clique ici pour la musique d'ambianceOu iciDéveloppement toujours en coursRoleplay [ON] !Samedi 12 octobre - 26 octobre 1957Partenariat ouvert
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#Le forum ouvre ses portes et le Staff termine le développement ! Bon jeu à tous !
#Merci à N-U pour l'aide apportée à l'esthétique du forum.
#Membres du Staff : Isaac, Lloyd
Contexte
Arkham.
Une ville mystérieuse s'il en est.
En tout cas c'est ce que vous diront nombre d'habitants du Massachusetts qui évitent la ville et ses alentours.
Cela vient peut-être du fait que les deux institutions les plus renommées de la ville soient son asile psychiatrique et l'Université Miskatonic, dont la réputation s'est faite sur la singularité des cursus d'études proposés, comme par exemple l'étude de l'influence des sciences occultes sur le monde.
Mais si vous demandez à un habitant, il vous répondra qu'Arkham est des plus normales, et que les racontards à l'origine des rumeurs qui ternissent son image ne sont que de simples jaloux.
Enfin, c'est-ce qu'ils auraient dit jusqu'à il y a quelques jours. En effet, depuis le lancement de la mission Spoutnik 1 le 4 octobre 1957, une étrange atmosphère règne sur la ville, mais pas seulement.
Vous vous réveillez en sueur, paniqué, durant la nuit du 12 octobre 1957, votre paisible sommeil interrompu par un terrible cauchemar.
Cependant, ce dernier n'était pas comme les autres, tout semblait si réel alors qu'il y avait créatures ailées, monstres sous-marin et démons venus d'outre-monde. Mais le plus terrifiant restait cette voix d'origine inconnue, qui résonnait et résonne encore dans votre tête, elle parlait de destin funeste aux sources incompréhensibles et de magie noire. Elle murmurait, chuchotait et susurrait à votre oreille avec un ton si malsain que chaque mot provoquait inquiétude et dégoût. Les paroles abstruses mettaient en évidence quelque chose bien en particulier, un signe, un don, une marque à la couleur de l'ambre et qui, de part son illumination dorée, était capable de vous donner des pouvoirs surnaturels et de changer le monde.
A votre réveil, vous espérez que tout cela n'était que pure imagination, mais la marque constituée de trois branches distinctes était bien là, sur votre corps. Comment ? Pourquoi ? Vous ne savez pas. Mais une chose est sûre, c'est que dans Fièvre Jaune, les mystères et danger de la ville créée par Lovecraft se dresseront sur votre route.
Êtes-vous prêts à vous plonger dans la sombre Arkham de 1957 ?
Evénements
24/10/1957 Cauchemar collectif.
Evénement intermédiaire, inscriptions jusqu'au 09/06/2016 à 12h00. Vivez la plus terrible des expériences dans vos rêves, à plusieurs. Pour plus d'informations, consultez la catégorie événements !
Fièvre Jaune
LE SIGNE EST SUR VOUS

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 [Event i] 24/10/1957 - Cauchemar collectif. - ALLAN & FRIEDHELM & FORGRENN

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Dans la nuit du 24 au 25 octobre 1957, de nombreux marqués vécurent un nouveau cauchemar. Un mauvais rêve plus que terrible que jamais, où la folie et la peur allaient s'emparer des pauvres victimes. Mais cette fois, quelque chose changeait, quelque chose était différent. En effet, certains marqués se retrouvaient alors dans le même songe, vivant côte à côte cette mésaventure sans savoir pourquoi ni comment tout cela arrivait.

Alors que l'irréel allait diriger les scènes, ces dernières développées par la peur et les phobies de chacun, personne n'était conscient que c'était un rêve, qu'en réalité, leurs corps étaient à la limite de la convulsion, dans leurs draps trempés par la sueur.

Les trois protagonistes étaient sur une chaise, une simple mais lourde chaise en bois, ils étaient l'un à côté de l'autre, en arc de cercle, face à une façade.

Dans l'obscurité, seuls étaient éclairées les personnages, et la façade, tout le reste n'était que néant, et n'avait de toute façon aucune importance, puisque tout les regards étaient dirigés vers ce mur, qui semblait composé de briques plus ou moins bien calées entre elles.

La faible lueur qui éclairait les endroits cités ci-dessus était jaunâtre, et des murmures cassaient la tête des rêveurs… Non, c'était en fait un chant, comme un chant d'opéra d'une voix soprano, qui venait de si loin que l'on ne comprenait, l'on ne distinguait aucun mot, mais on sentait quand même une détresse immense dans le cœur de la femme qui troublait déjà les pensées des victimes du mauvais rêve.

Les personnages pouvaient commencer à se regarder, à bouger leurs mains, leurs pieds, leurs têtes, mais difficilement, comme si ils étaient atteints d'une fatigue immense, et ils remarquaient un à un qu'ils était ensuite attachés à cette chaise, les avant-bras et les jambes – au niveau des mollets – étaient respectivement liés aux accoudoirs et aux pieds de la chaise par une épaisse corde.

Une corde qui suintait, qui était sale, puante, il en sortait des vers, comme si c'était du fruit pourri, et l'odeur pestilentielle empestait la pièce, donnant des envies de vomir, réellement.

Il commençait alors à couler un épais filet de liquide jaunâtre du mur, sortant des minuscules écarts qui séparaient les briques. Il tombait par terre, pour former une flaque d'un liquide visqueux et ambré. Au fur et à mesure qu'elle se formait, le liquide montait légèrement en hauteur, comme si une statue composée de ce fluide était en train d'être créée.

Une voix s'ajouta alors, au chant venu de si loin, elle était beaucoup plus grave, à la manière d'une voix masculine basse, elle résonnait, beaucoup plus proche, et disait :

«  Je ne porte pas de masque. »

C'est alors que toute la salle s'illumina de la même lumière ocre, elle la plupart reconnurent le théâtre d'Arkham, ils étaient positionnés sur la scène, dos aux sièges du public, et le reste du lieu était vide, bien que parfois on pouvait avoir l'impression, si on tournait la tête, que des silhouettes indiscernables étaient installées à certains endroits, spectatrices.

Dans la même foulée, la voix soprano avait arrêté de chanter, et semblait commencer à crier, mais si on n'y prêtait pas vraiment attention, on ne comprenait toujours pas ses dires, il fallait tendre l'oreille, mais encore fallait-il savoir vers quelle direction la tendre.


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Tour de jeu : Forgrenn - Friedhelm - Allan - MJ
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A peine eut-elle le temps de comprendre ce qui lui arrivait, qu'elle commençait à paniquer. Accusant instinctivement la pègre locale de l'avoir capturé pour en faire un outil, elle essaya tant bien que mal de défaire les liens qui la retenaient sur sa lourde chaise en bois. Plus elle bougeait, plus l'odeur que dégageait l'horrible corde putride se faisait pesante et insoutenable.

"Où suis-je ?! Où êtes-vous ?!" S'écriait-elle, à la fois furieuse et affolée par la situation.
"Si vous voulez me corrompre, vous êtes tombé sur la mauvaise personne !" continua-t-elle, avant de remarquer la marque jaune sur son avant bras droit. Elle l'examina un bref instant, lorsqu'elle se rendit compte des chants lointains et incompréhensibles.

Remarquant au même moment ses camarades, la jeune policière s'empressa de les interroger.
"Qui êtes-vous ? Et où sommes ..." mais elle fut interrompue.

Le liquide jaunâtre coulait du mur. Liann le regardait faire, incertaine et perdue. Attachées solidement à sa chaise, sa seule solution était de garder son calme.

«  Je ne porte pas de masque. » entendit-elle alors. Sa rétine brûla sous l'éclairage soudain des lieux. Un Théâtre. Sûrement LE théâtre d'Arkham ? Elle n'y était encore jamais allé.

"Qui êtes-vous et que voulez-vous ?"
demanda-t-elle, encore paniquée, mais essayant encore de se contrôler et de na pas perdre la face. Elle ignorait, involontairement, le cri lointain.
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D’aussi loin que Friedhelm pouvait s’en souvenir, il s’était endormi dans sa nouvelle chambre, s’écroulant dans un matelas agréable recouvert de draps propres, changés la matinée même. Et lorsqu’il se réveilla – du moins était-ce ce qu’il croyait –, Friedhelm était assis sur une chaise, face à un mur de briques grossièrement monté. Il ne voyait rien autour de lui, son corps ne voulait pas répondre, mais il fut certain d’entendre une voix. Désagréable ou douce, il ne savait le dire, mais elle avait l’air de chanter. On eût dit qu’elle voulait expier une détresse abominable qui, malgré les appels au secours, ne souhaitait pas quitter la personne tourmentée, condamnée à se plaindre en lamentations incompréhensibles.

Lorsque la voix s’était élevée, Friedhelm avait naturellement – quoique difficilement – tourné la tête pour essayer de trouver sa provenance. Il vit, comme lui, une femme en uniforme de police sur une chaise, à sa gauche, légèrement inclinée dans sa direction faisant de fait elle aussi face au mur de briques. La faible lueur jaunâtre l’éclairait également, mais derrière elle, tout n’était qu’un voile noir, affreusement oppressant. Tournant la tête lourdement vers la droite, il put remarquer un jeune rouquin, de son âge sans doute, plus petit que lui, et mal rasé. Il réalisa en l’observant qu’il était attaché et retenu à la chaise par une corde épaisse, et, tentant de se lever, Friedhelm aperçut qu’il n’échappait pas à la règle.

Une atroce odeur putride émanait de cette corde, provoquant en l’Allemand une nausée qui faillit avoir raison de son estomac. Son attention, alors focalisée sur l’odeur dont il n’arrivait pas à se détacher, se porta soudainement sur la policière qui se débattait et perçait le silence teinté de cette voix suffocante dont le chant n’avait cessé.

    « Où suis-je ?! Où êtes-vous ?! Si vous voulez me corrompre, vous êtes tombé sur la mauvaise personne ! »

On sentait en elle une inextricable rage l’envahir. Tandis qu’elle remuait sur sa chaise, l’odeur du cordage souillé se fit plus prégnante encore et nauséabonde. Retenant un nouveau haut-le-cœur, Friedhelm suivit le regard de la policière qui s’était tue et aperçut, comme elle, la marque jaune qu’elle avait sur le dos du poignet droit qui était alors découvert. Stupéfait, il fut mine de ne pas l’avoir vue et plongea son regard dans le sien quand elle se rendit enfin compte de sa présence.

    « Qui êtes-vous ? Et où sommes… »

Sa voix s’éteint d’étonnement, tandis qu’un liquide évoquant de par sa couleur l’urine d’une personne se désaltérant mal s’infiltrait entre les briques du mur éclairé face à eux. Lentement, une petite flaque se forma sur le sol, et peu à peu, le liquide défia les lois de la gravité en s’élevant dans l’air pour former ce qu’il pensait être le début d’une statue.

Alors Friedhelm réalisa sa situation. Il était attaché au milieu de deux inconnus dans une salle obscure, maintenu à sa chaise par des liens absolument immondes, dégueulasses, même, n’ayons pas peur des mots, tandis que résonnait au loin une faible voix se lamentant, alors qu’un liquide étrange s’entassait naturellement. A ceci près que c’était tout, sauf naturel. Et Friedhelm aurait très sans doute hurlé face à ces éléments défiant sa raison et inspirant en lui une crainte malsaine si une voix, masculine pour le coup, n’avait pas tranché en deux son élan de lucidité – qui pour autant mettait sa raison à mal.

    « Je ne porte pas de masque. »

Brutalement, des lampes  illuminèrent l’endroit et, après avoir été un bref instant aveuglé par le contraste provoqué par l’intensité de ces dernières entre l’obscurité et la pleine lumière, Friedhelm reconnut un théâtre, mais il ne savait pas dans quelle ville pouvait se situer ce théâtre. Il pensa naturellement à Arkham, lieu où il s’était endormi auparavant. Dos au public, il tenta de se retourner pour mieux distinguer la pièce, mais il n’y parvint pas et il crut voir des silhouettes les observer. Dans le même temps, le chant se transforma en un cri lointain toujours incompréhensible, mais l’attention de l’Allemand se reporta sur la policière, sans pour autant qu’il la regardât, qui reprenait la parole.

    « Qui êtes-vous et que voulez-vous ? »

Friedhelm sentit en sa voix une panique toujours présente. Sa raison ne semblait pas altérée par le concours de circonstances irrationnelles se présentant à eux. Du reste, lorsque la salle s’était illuminée et que la voix masculine avait percé le chant de désespoir, les craintes de Friedhelm s’évanouirent subitement, tandis que sa raison ne se focalisait plus sur le caractère surréaliste du liquide qui montait en l’air, mais sur ces choses plus réelles, à la portée de son entendement.

Il reporta son regard face à lui, et le mur suintant ce liquide jaunâtre était toujours là, de même que la flaque s’élevant dans les airs lentement. Le fait de retomber nez-à-nez sur ces phénomènes lui fit oublier la question de la policière qui ne savait du reste pas si elle lui était adressée, ou bien au jeune homme roux à sa droite, ou encore à celui dont la voix avait provoqué le changement de ton du chant.

Abasourdi et interloqué, le regard de Friedhelm ne put se détacher de cette monstruosité visqueuse qui prenait forme devant lui, sans pour autant qu’il pût observer quelque chose de concret pour l’heure, la pseudo-statue continuant sa création. L’Allemand aurait souhaité le plus ardemment du monde qu’il fût dans un rêve, mais, en dehors des faits surréalistes se produisant, tout avait l’air concret et profondément vrai. Quelque chose lui échappait. Pourquoi l’avait-on attaché ici en compagnie de ces deux inconnus ? Alors il se rappela avoir vu la marque sur l’avant-bras de la policière. Il se rappela également de cet homme qu’il avait vu le lendemain de son arrivée à Arkham, qui avait peint sur le mur de l’arrière-cour de l’hôtel où il avait dormi le même symbole étrange. Pourtant, aucune association d’idées logiques ne lui venait en tête. Il pensa naturellement que le jeune homme roux devait, lui aussi, être marqué, bien que sa marque ne fût pas visible. Malgré toutes ses interrogations, Friedhelm ne savait que dire et avait besoin d’autres éléments pour se reconcentrer.
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Allan était dans la même situation déplorable que ses camarades et, paniqué, mais moins apeuré, comme si il avait l'habitude d'avoir des problèmes, il gigotait fortement sur sa chaise, tout en haussant fortement la voix :

« C'est quoi ce bordel ?! »
Criait-il sans cesse, s'ajoutant au chant soprano et au cri plus grave, cassant lui aussi les oreilles.

Allan n'écoutait en rien ce qu'il entendait, et remarqua alors la policière, il écarquilla grand les yeux, ignorant Frieldhelm et jugeant qu'il était un associé de la femme. Il cria, encore plus fort.

« Je suis pas de la police, moi, tout au contraire, libérez-moi ! J'ai rien à voir avec ça, au contraire ! Déconnez pas ..! Euh… THE ROCKS ? C'est vous c'est ça ?! Je suis comme vous !»

Quand il remarqua qu'ils étaient ligotés dans le théâtre, il se calma un peu, essayant de se poser un peu plus pour réfléchir, car la situation devenait vraiment étrange, il ne connaissait aucun gang agissant en lien avec le théâtre… Et ce liquide jaune qu'était-ce ? Il s'agitait toujours sur sa chaise, machinalement, sans réfléchir mais finit par se stopper net, au bout de nombreux basculements qui, couplées à l'odeur pestilentielle, lui avait donné une forte envie de vomir.
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Alors que les trois personnages paniquaient tour à tour, effrayés par la scène et par les cris de la soprano, la masse, au départ informe, de liquide jaunâtre commençait à prendre une forme distincte.
On pouvait deviner une silhouette humanoïde arriver à terme, comme vêtue d'une longue robe jaune, ne laissant dépasser ni pied, ni main.

Les victimes, toujours sur leurs chaises, étaient totalement impuissantes, et la création surnaturelle ambrée finit par se terminer. C'était belle et bien une grande silhouette humanoïde, d'au moins 2 mètres et cinquante centimètres qui leur faisait face, et on pouvait désormais observer son « visage » qui ressemblait à un simple masque blanc.

« Je ne porte pas de masque. » retentit à nouveau dans le théâtre, et on savait maintenant à qui appartenait cette voix rauque : au monstre qui venait d'être créé.

Les cris de la soprano s’éclaircissaient par la même occasion, bien que l'on arrivait toujours pas à définir sa provenance, elle hurlait, à la mort :

« Pas de masque ?! Pas de masque ! »

La panique, la peur, la folie, et encore plus d'émotions négatives étaient présentes au sein de tous les cœurs et, alors que l'entité jaune commençait à matérialiser –on-ne-sait-comment- un long cimeterre dans sa main gauche et que l'espoir s'évadait des esprits, une ombre noire fit son entrée en scène, elle apparue proche de l'humanoïde ocre. Floutée comme si la faucheuse voulait cacher son identité, elle interrompit dans son élan le démon d'or qui venait de se munir de son arme, prêt à exécuter les prisonniers.

A ce moment-là, le temps se figea. En réalité, il ne s'arrêta pas vraiment, mais les liens qui liaient les condamnés à leurs chaises se brisèrent un à un, laissant ainsi une opportunité d'agir, ou presque. De même, l'épée de l'adversaire inconnue tomba à terre, brisée en plusieurs éclats.

La policière fut libérée en premier, d'un coup sec, elle avait été légèrement poussé en arrière, sans être renversée, comme si l'apparition de l'ombre noire avait créée une onde de choc, un souffle qui l'avait sauvé de ses liens.

Quelques secondes après, les cordes qui retenaient l'allemand cédèrent aussi, avec un peu moins d'entrain et de violence, mais le résultat était là.

Alors que le tour venait au jeune drogué, seul un côté céda, son pied et sa main gauche étaient libres de mouvement, mais les liens droits restèrent en place, par malheur. Le malchanceux commençait déjà à tirer sur les liens restants, qui semblaient toujours un peu résistants.

Les deux êtres démoniaques se fixaient alors, avec un air de défi, bien que le jaune reculait de quelques pas.
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Liann regardait la scène sans vraiment la comprendre. Ses sentiments se mélangeaient avec la peur et l'incompréhension. Résumer les évènements n'allaient en rien aider à se situer et encore moins la rassurer. Un liquide jaune venait de se matérialiser, avec une arme, et semblait prêt à agir sur elle et ses camarades. Mais une ombre l'en empêcha. Une affaire qui allait être difficile à expliquer sans témoin. Sa réflexion aurait durer un petit moment si les liens qui la retenaient n'étaient pas soudainement tombés en même temps qu'elle fut poussée par une force invisible. Elle marqua un temps supplémentaire pour analyser, en détails, la situation : Tu es libre, cours !

A peine les quatre pieds de la chaise au sol, dans un petit claquement lourd suite à son poids, la jeune policière se leva, restant face au duo de la scène, prête à sortir son arme, absente ou non. Le geste n'en restait pas moins rassurant. Elle jeta un œil aux deux autres prisonniers et vit que son voisin avait, lui aussi, défait ses liens. Elle passa devant le plus silencieux du lot sans vraiment lui prêter plus d'attention, et alla vers le plus jeune pour l'aider, malgré la puanteur des liens qui le retenaient.

Elle agrippa sans réfléchir les cordages et entreprit de les délier, entrecoupant son discours de petits grognements sous l'effort.
"Si vous pensez qu'avec une telle... mise en scène... nos ravisseurs vont changer d'avis sur de belles paroles, je vous conseille de me suivre. Quant à vous, tâchez de trouver une sortie !" finit-elle par ordonner à l'inconnu du milieu.
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Tandis que la forme jaunâtre prenait toujours forme, le jeune homme roux s’exclama, visiblement plus bruyant, impulsif et sanguin que la policière ou l’Allemand. Il avoua même être comme les membres du groupe « The Rocks » dont Friedhelm avait lu dans le journal de qui il s’agissait, et ils n’avaient rien d’enviable. La scène avait quelque chose d’intéressant, de troublant également. Un représentant de l’ordre, un citoyen lambda et un voyou étaient réunis dans un théâtre. Qu’est-ce que cette mascarade pouvait bien signifier ?

Soudain, lorsque la vision de Friedhelm redevint claire – embrumée par ses précédentes considérations absconses –, il distingua très nettement les contours de la forme couleur pisse. Il s’agissait d’une silhouette humanoïde, comportant deux jambes et deux bras, mais sa taille défiait l’entendement humain. Au moins deux mètres cinquante leur faisait face. Son visage n’avait rien d’évocateur puisqu’il ne reflétait qu’un pauvre masque blanc, en contradiction totale avec les propos qui s’échappèrent de sa bouche, permettant enfin d’identifier celui qui avait parlé auparavant.

    « Je ne porte pas de masque. »

Cette voix de rogomme, lugubre à souhait, pénétra jusqu’à l’essence même de Friedhelm alors que le chant de la soprano, ou le cri, se faisait plus distinct même si sa provenance restait aussi indéterminée.

    « Pas de masque ?! Pas de masque ! »

Une effroyable sensation de perte de contrôle s’empara de Friedhelm qui ne pensait même plus à ses camarades attachés. La peur lui noua l’estomac, et il retint un haut-le-cœur alors que les battements de son cœur vibraient dans sa tête à mesure qu’une arme se matérialisait dans la main gauche de la forme au masque blanc affirmant ne pas en porter. Brusquement, un spectre obscur fit son apparition et sauva indirectement les prisonniers en l’interrompant. La seconde suivante, l’émigré vit les liens de la policière défaits et par la même occasion les siens, quoiqu’ils opposèrent plus de résistance. L’épée de la forme jaune tomba également au sol.

Les deux êtres surnaturels se faisaient présent face, se défiant, et quelque chose de malsain émanait de leur duel. Rien n’était naturel dans tout cela, et pourtant, Friedhelm n’avait pas l’impression de rêver. Tout semblait parfaitement réel, et chaque détail ajoutait plus de vraisemblance à la scène, quand bien même son contenu général était d’une absurdité innommable. Tandis que son esprit fut happé par la scène de défiance entre les deux entités, il fut ramené au « réel » par la policière qui s’adressa au groupe, semblant prendre les devants.

    « Si vous pensez qu’avec une telle… mise en scène… nos ravisseurs vont changer d’avis sur de belles paroles, je vous conseille de me suivre. Quant à vous, tâchez de trouver une sortie ! »

Friedhelm n’avait même pas remarqué qu’elle était déjà au chevet du jeune homme aux aspirations illégales, en train de le délivrer. L’odeur de son œuvre empestait, mais il fallait passer outre ces futiles problèmes dans ce genre de situation. Ni une, ni deux, l’Allemand se leva vivement de sa chaise, non sans passer sa main gauche sur son poignet opposé, irrité par les frottements, et il fit plusieurs pas rapidement vers la droite, passant derrière la policière et le jeune voyou pour voir si une sortie les attendait derrière l’ombre et son ennemi d’or. Seul le mur de briques difforme était présent. Il fallait chercher une issue de secours ailleurs.

Il se retourna, se rapprochant des deux personnes qui, s’il ne les connaissait pas, étaient les seules présences agréables de la pièce, et observa minutieusement le public. Il était vide, mais il sembla pourtant à Friedhelm d’avoir vu des ombres. Etait-ce le fruit de son imagination ? Etaient-elles réelles ? Il n’en savait trop rien, mais il fallait fuir les deux entités maléfiques sur le point de se battre. Seul problème, le public était surélevé, et il avait même l’air plutôt haut. Il fallait donc escalader pour s’y rendre. L’Allemand se retourna vers le groupe, alors que la policière avait presque fini son ouvrage, et il prit pour la première fois la parole, d’une voix qu’il s’efforçait de maîtriser, sans masquer son accent outre-Atlantique.

    « Aucune sortie derrière l'ombre et ce monstre, et je n’en ai pas aperçu dans le public. Par contre, je crois avoir vu des ombres entre les fauteuils... Mais on peut s’y réfugier en escaladant l’estrade ! »

Il releva alors ses yeux vers les deux créatures abyssales dont une énergie négative immonde s’échappait. Il fallait à tout prix que Friedhelm se rattachât à des choses réelles, comme la présence des deux autres humains dans le théâtre, pour ne pas que son esprit vaque en d’informes digressions confrontant sa conscience aux frontières de la raison. Peu enclin à prendre des initiatives en la présence de la policière mais suffisamment vif pour obéir aux ordres rapidement et efficacement, il resta à proximité du voyou et de cette dernière en surveillant attentivement le spectre et l’humanoïde jaune.
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Allan vit un par un ses « collègues » être libérés de l'emprise, mais lui, seule la moitié des liens se brisèrent, il sentit une rage, un sentiment d'injustice, et s'agitait encore plus sur sa chaise, manquant de la faire tomber à nouveau, avant d'être rejoint par la policière, qui tentait d'enlever les cordes, puis par l'allemand, qui donnait certaines informations, qu'il écouta plus ou moins, d'une oreille peu attentive.

Le jeune rouquin était en train d'être libéré par une représentante de la police, c'était une scène assez ironique, et il était toujours persuadé de l'action d'un gang, n'ayant toujours pas vraiment réalisé que deux horribles monstres se trouvaient devant eux et que ça, ce n'était pas à la portée d'un gang.
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Liann était bien en possession de son arme, la tenue au complet, et elle parvint à libérer Allan de ses liens pourrissants en quelques instants, alors que Friedhelm, lui, avait inspecté les lieux à la recherche d'une quelconque sortie.

Alors que les trois personnages étaient plus ou moins libres, au moins de leurs mouvements, les deux ombres avaient fini de se fixer ; Le spectre noir plongea, à la manière d'un fantôme, sa silhouette toujours indiscernable, sur le démon ambré, lui tournant autour, comme si il le hantait, et le bousculait à la fois.

Sous les regards stupéfaits des trois victimes, aucun démon ne semblait prendre l'avantage, quoi que l'être maléfique jaunâtre avait l'air intouchable.

Tout de même gêné, ce dernier oublia vaguement les trois prisonniers désormais redressés, et prêts à agir, ou sombrer dans la folie.
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La jeune femme, toujours sous l'effet du stresse et de la pression, faisait face à sa propre peur. Au delà du côté inquiétant de la situation, son réalisme était, au contraire, le plus détachant de la réalité. Le dernier film qu'elle avait vu, Frankenstein s'est échappé, ressemblait à un programme pour enfant depuis ce soir.

Elle attendit que le plus jeune soit libéré pour le guider, pour ne pas dire pousser, vers l'autre homme, arme à la main, pour suivre les conseils de ce dernier.

"On fait comme vous dites !" chuchota-t-elle, plus pour éviter de déranger, et de fait, attirer l'attention de l'étrange duo, que pour se faire vraiment discrète.

Elle fit donc face aux silhouettes tout en suivant le duo vers l'estrade, regardant tout de même autour d'elle pour s'assurer qu'aucun autre danger n'allait les surprendre.
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Enfin, le jeune roux fut libéré – non sans avoir tenté de brutaliser la chaise sur laquelle il était maintenu pour s’en défaire – et la situation évoluait. En effet, l’ombre tournait à présent autour de l’humanoïde constitué de ce liquide jaune, se ruant parfois sur lui comme un mauvais esprit le ferait sur sa proie. Mais ça, ça n’existait pas. Pourtant, tout était bien là. Néanmoins, à chaque tentative du spectre, le monstre anciennement armé d’un cimeterre ne sembla pas vaciller. Il avait l’air indestructible.

A cette vue, Friedhelm commença à remettre en question les fondements de tout ce qu’il avait pu apprendre jusqu’à présent. Sa conscience commençait à souffrir de ce manque de rationalité. L’homme n’était pas fait pour ce genre de spectacle, sauf au théâtre ou au cinéma, encore qu’il se rappelait des frayeurs des premiers spectateurs dans les salles de cinéma, véhiculées par la presse d’antan et mentionnée dans les livres d’histoire de cet art nouveau.

Il fut de nouveau ramené à la raison par la policière qui aida le rouquin à venir vers Friedhelm, tandis qu’elle semblait vouloir le suivre dans les gradins au vue de sa remarque. L’Allemand n’étais pas très rassuré, car les ombres qu’il y avait vues n’étaient pas rassurantes, voire menaçantes. Toutefois, après une brève réflexion, il se dit qu’il valait mieux pour eux de tenter de fuir en montant dans un espace plus grand qu’au beau milieu de cette arène où deux abominations sans nom se livraient une bataille sans merci.

Alors le jeune émigré s’approcha des estrades surélevées. Mû par l’adrénaline, il courut vers le mur constituant l’enceinte de la scène et s’aida d’une impulsion sur ce dernier afin d’atteindre la rambarde des gradins à laquelle il s’agrippa de justesse. Il dut à ce moment-là hisser l’intégralité de sa masse à la force de ses bras pour pouvoir passer par-dessus. Sa condition physique était relativement bonne malgré la cigarette qui, à vrai dire, affectait plus son endurance, et, s’il ne s’entrainait pas, il avait hérité de la morphologie de son père, très athlétique quoique svelte et faisant montre de peu de volume musculaire.

Prenant position sur l’estrade, il jeta de vifs regards autour de lui, apercevant toujours les ombres, plus hautes, dans la tribune, presque fumante et vaporeuse, avant de replonger sa tête sur la bataille des créatures sorties des Enfers, puis sur le groupe d’anciens prisonniers, observant l’arme sortie par la policière. Friedhelm prit alors une nouvelle fois la parole.

    « Allez-y, grimpez, je vais vous aider ! »

Il se pencha légèrement, voyant que le jeune homme roux, plus petit, aurait sans nul doute des difficultés à atteindre la rambarde. L’allemand se pencha, gardant l’équilibre, et, se maintenant à la barrière de bois d’une main, tendit l’autre en bas, pour que le dernier libéré pût la saisir et s’en aider afin de le rejoindre, couvert par la policière qui allait devoir rester seule quelques secondes de plus en bas…
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[Event i] 24/10/1957 - Cauchemar collectif. - ALLAN & FRIEDHELM & FORGRENN
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